Le territoire de notre Communauté de Communes offre une diversité de paysages, des séquences étroites avec des coteaux abrupts où la Vézère s’appuie contre les falaises et des méandres plus larges avec une ouverture sur la vallée cultivée. De nombreux points de vue permettent d’admirer ces lieux.

Paysage et points de vue

Le relief marqué et varié permet des points de vue spectaculaires et pittoresques. Petites clairières agricoles cernées par les massifs boisés, vallées pâturées, combes, pelouses calcaires se contemplent depuis les grandes lignes de crêtes. La vallée riante de la Vézère se découvre par le sommet des coteaux et les avancées rocheuses. Sur le territoire de la Communauté de Communes sont présents trois secteurs sont concernés par des périmètres de protection Natura 2000.

En premier lieu le site des Grottes d'Azerat, puis celui de la Vallée Vézère et enfin plus récemmment les " Coteaux Calcaires de la Vézère ".

En quoi consiste la procédure Natura 2000 ?

C'est en fait un outil de gestion et de

préservation de la biodiversité.
Le réseau Natura 2000 est le réseau des sites naturels les plus remarquables de l’Union Européenne (UE). Il a pour objectif de contribuer à préserver la diversité biologique sur le territoire des 27 pays de l’Europe. Il vise à assurer le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation favorable des habitats naturels et des habitats d’espèces de la flore et de la faune sauvages d’intérêt communautaire.
Il est composé de sites désignés par chacun des pays en application de deux directives Européennes : la directive 79/409/CEE du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages dite « directive Oiseaux » et la directive 92/43/CEE du 21 mai 1992 concernant la conservation des Habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages dite « directive Habitats-Faune-Flore ». Un site peut être désigné au titre de l’une ou l’autre de ces directives, ou au titre des deux directives sur la base du même périmètre ou de deux périmètres différents. Les directives listent des habitats naturels et des espèces rares dont la plupart émanent des conventions internationales telles celles de Berne ou de Bonn. L’ambition de Natura 2000 est de concilier les activités humaines et les engagements pour la biodiversité dans une synergie faisant appel aux principes d’un développement durable.
Le réseau européen de sites Natura 2000 comprend 26 304 sites
.

Quels en sont les objectifs ?

  • Créer un réseau écologique européen pour le maintien de la biodiversité menacée
  • Concilier les exigences écologiques des habitats et des espèces avec les activités économiques, sociales et culturelles

Ceci ayant pour but de déboucher sur une gestion concertée par tous les acteurs
Cette procédure répond à un cadre juridique européen défini par :

  • Directive Oiseaux (Zone de Protection Spéciale). Pour la conservation de 181 espèces et sous-espèces d’oiseaux sauvages menacées dans l’Union européenne (annexe I)
  • Directive Habitats (Zone Spéciale de Conservation). Pour la conservation de plus de 200 types d’habitats naturels, 200 espèces animales et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et nécessitant une protection.

Environ 22 000 sites en Zone Spéciale de Conservation - ZSC au titre de la directive « Habitats-Faune-Flore », soit 710 000 km2. Ils couvrent 12,8 % de la surface terrestre de l’UE.
Environ 5 000 sites en Zone de Protection Spéciale - ZPS au titre de la directive « Oiseaux » soit 590 000 km2. Ils couvrent 10 % de la surface terrestre de l’UE.
Le réseau français de sites Natura 2000 comprend 1 753 sites pour 12,9 % du territoire terrestre métropolitain soit 7 Millions d’ha. Le domaine marin couvre 11 Millions d’ha.
1 368 sites en ZSC au titre de la directive « Habitats ». Ils couvrent 9,2 % de la surface terrestre de la France, soit 5 M d’ha.
384 sites en ZPS au titre de la directive « Oiseaux ». Ils couvrent 8 % de la surface terrestre de la France, soit 4,4 M d’ha.

Les sites désignés au titre de ces deux directives forment le réseau Natura 2000.

Dans ce cadre, la démarche du réseau Natura 2000 privilégie la recherche collective d’une gestion équilibrée et durable des espaces qui tiennent compte des préoccupations économiques et sociales :

➡️ les activités humaines et les projets d’infrastructure sont possibles en site Natura 2000. Pour éviter les activités préjudiciables à la biodiversité, les projets susceptibles d’avoir des incidences sur les espèces et habitats protégés doivent être soumis à évaluation préalable ;
➡️ au quotidien, la gestion des sites Natura 2000 relève d’une démarche participative des acteurs du territoire. Un comité de pilotage définit pour chaque site des objectifs de conservation et des mesures de gestion qui sont ensuite mis en œuvre sous forme de chartes et de contrats co-financés par l’Union Européenne.

Les Grottes d'Azerat

Le site des « Grottes d’Azerat » couvre 462,4 ha sur les communes d’Azerat et de Saint-Rabier. L’enjeu majeur de ce site est la préservation des chauves-souris, de leur gîte et de leurs habitats de chasse. Si ce site est fréquenté tout au long de l’année par des espèces assez variées, c’est initialement en période estivale (reproduction) et périodes de transit que l’on peut souligner l’intérêt primordial de la protection des populations de chauves-souris présentes. Le dispositif Natura 2000 vise à préserver ces espèces protégées et à conserver des milieux tout en tenant compte des activités humaines et des pratiques qui ont permis de les sauvegarder jusqu’à ce jour.

Contrats Natura 2000

Les actions de gestion possibles sur le site :
Pour les propriétaires et gestionnaires de parcelles dans le site des Grottes d’Azerat.
La démarche Natura 2000 prévoit des aides au financement pour l’entretien et la restauration des milieux (ce sont des contrats de 5 ans) forestiers, agricoles et non agricoles.

Ont été répertoriées, 10 espèces de chauves-souris :
Le Grand Rhinolophe – Rhinolophus ferrumequinum (Schreber, 1774)
Le Petit Rhinolophe – Rhinolophus hipposideros (Bechstein, 1800)
Le Rhinolophe euryale – Rhinolophus euryale (Blasius, 1853)
Le Grand Murin – Myotis myotis (Borkhausen, 1797)
Le Petit Murin – Myotis blythii (Tomes, 1857)
Le Murin à oreilles échancrée – Myotis emarginatus (Geoffroy, 1806)
Oreillard sp. – Plecotus auritus (Linné, 1758) ou P. austriacus (Fischer, 1829)
Le Minioptère de Schreibers – Miniopterus Schreibersi (Kuhl, 1819)
Le Murin de Bechstein – Myotis bechsteinii (Kuhl, 1817)
Le Murin de Daubenton – Myotis daubentonii (Kuhl, 1817)

La Vallée Vézère

Le périmètre du site Natura 2000 concerne la rivière Vézère et ses abords immédiats à l’aval de La Feuillade. Le bassin hydrographique de la rivière Vézère se situe dans le bassin Adour-Garonne, sur le bassin hydrographique de la Dordogne.
La Vézère prend sa source à 887 m d’altitude sur les tourbières du Longeyroux, sur la commune de Meymac en Corrèze, s’écoule sur 210 km et conflue avec la Dordogne à Limeuil en Dordogne. Elle concerne la Région Nouvelle Aquitaine.
Le site Natura 2000 « La Vézère » se situe sur la partie aval, à partir de la limite départementale entre Corrèze et Dordogne.
D’une superficie de 1 685 hectares, le site Natura 2000 de la Vézère concerne la partie moyenne et avale de la rivière sur une longueur de 78 km.
Le site Natura 2000 La Vézère concerne donc :
- 20 communes : Aubas, Le Bugue, Campagne, Condat-sur-Vézère, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, Les Farges, La Feuillade, Le Lardin-Saint-Lazare, Limeuil, Montignac, Pazayac, Peyzac-le-Moustier, Saint-Chamassy, Saint-Cirq, Saint-Léon-sur­Vézère, Sergeac, Terrasson-Lavilledieu, Thonac, Tursac, Valojoulx
- 2 Communautés de communes : La communauté de communes de la Vallée de l’Homme, la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort.

Occupation du sol sur le bassin hydrographique lié au site Natura 2000

Ce territoire se caractérise par une « mosaïque écologique » induite par un relief accidenté (vallées et coteaux essentiellement) et une grande variété de sols. Son appellation « Périgord noir » vieille de quatre siècles, participe également à l’authenticité du territoire. Celle-ci trouve son origine dans la dominante du couvert forestier. En effet, on y rencontre d’importants massifs de chênes verts à feuillage persistant dont la couleur verte assombrit les collines et les falaises en hiver.
L’occupation du sol sur les communes du site Natura 2000, d’après le référentiel Corinne Land Cover 2012, se résume en 3 types de milieux :

  • la forêt et les milieux semi-naturels représentant 54 % du territoire : les peuplements de feuillus dominent très largement ;
  • les territoires agricoles couvrant 44 % du bassin aval ;
  • les territoires artificialisés composés du tissu urbain continu et discontinu, des zones industrielles et commerciales, des mines-décharges et chantiers représentent moins de 1,2 % du territoire ce qui en confirme le caractère rural. 4 zones se démarquent du territoire par leur plus importante urbanisation (Terrasson Lavilledieu, Montignac, Le Bugue, Le Lardin-Saint-Lazare).

Présentation succincte des habitats naturels et des habitats d’espèces visés
Le site Natura 2000 « La Vézère » comprend :

  • le cours de la rivière où l’on trouve les herbiers aquatiques, la végétation des berges, des boisements alluviaux mais aussi les habitats de vie des espèces d’intérêt communautaire comme les poissons, les libellules, la loutre d’Europe ;
  • la vallée avec des habitats agro-pastoraux comme les prairies humides et les espèces associées : les papillons, les libellules ;
  • des versants rocheux et boisés

Les inventaires réalisés en 2015 et 2016 ont permis d’identifier, 21 habitats naturels et 17 habitats d’espèces d’intérêt communautaire. Ces habitats naturels et d’espèces se répartissent sur un territoire de 1 685 hectares.

Les Coteaux calcaires de la Vallée Vézère

Les communes qui appartiennent au périmètre d’étude du site « Coteaux calcaires de la Vallée de la Vézère » sont rurales. Elles se répartissent globalement le long de la vallée de la Vézère entre St Chamassy, Limeuil au sud-ouest du site et Condat-sur-Vézère au nord-est du site. Le nombre d’habitants par commune va d’une centaine jusqu’à environ 3000 habitants. A part, Le Bugue, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil et Montignac, ces communes ont connu une augmentation relative de leur population.
Elles font partie de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Homme à l’exception de Condat­sur-Vézère qui est intégrée à la Communauté de communes du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort.

La majorité du territoire du site est constituée de formations du secondaire (crétacé supérieur). Ces formations diverses présentant des substrats calcaires et marneux différenciés et hétérogènes, sont entrecoupées par des formations de pentes superficielles du quaternaire. Ces dernières sont composées de colluvions de fond de vallées sèches, de dépôts de versants ou d'éboulis gravitaires d'une part, et d'autre part, d'altérites issues du substrat et du remaniement des dépôts fluviatiles tertiaires.
Ces caractéristiques géologiques dessinent des paysages contrastés, au relief varié fait de falaises et de collines imbriquées à des plateaux et soulignées par le tracé capricieux de la Vézère.
Le substrat calcaire, marqué par des phénomènes karstiques, présente de nombreuses failles. Celui-ci est ponctué de grottes, d'auvents et d'habitations troglodytiques datant du paléolithique.
Elle offre une diversité de paysages, des séquences étroites avec des coteaux abrupts où la Vézère s’appuie contre les falaises et des méandres plus larges avec une ouverture sur la vallée cultivée. De nombreux points de vue permettent d’admirer ces lieux.
Paysage et points de vue
Le relief marqué et varié permet des points de vue spectaculaires et pittoresques. Petites clairières agricoles cernées par les massifs boisés, vallées pâturées, combes, pelouses calcaires se contemplent depuis les grandes lignes de crêtes. La vallée riante de la Vézère se découvre par le sommet des coteaux et les avancées rocheuses.


Ejeux d’identité du site

La « reconnaissance » du site pour faciliter l’adhésion des acteurs à sa préservation. Une sensibilisation à l’intérêt de préserver les habitats et espèces d’intérêt communautaire du site.
Le maintien de l’agriculture, de ses pratiques et de ses filières traditionnelles respectueuses
du patrimoine ; le développement de nouvelles pratiques (biologique de qualité,...).
Une gestion forestière économiquement viable et durable.
Le développement d’un tourisme de nature raisonné et d’un tourisme culturel durable.
Un développement local, un urbanisme et un aménagement raisonnés durables en lien avec une démographie équilibrée.
Il s’agit d’un vaste archipel de coteaux secs, avec un intérêt archéologique fort, présentant des similitudes avec certains milieux méditerranéens. Il présente des zones d'alimentation pour des chiroptères d’intérêt européen (Rhinolophes et Murins).
Sa vulnérabilité est liée à une régression des espaces ouverts par enfrichements ou boisements.
Les principaux milieux sont des forêts caducifoliées, des forêts sempervirentes non résineuses et des forêts de résineux, des éboulis rocheux, des pelouses sèches, des landes et broussailles.
Douze habitats d’intérêt communautaire ont été identifiés sur le périmètre d’étude. Ils occupent 20 % de la superficie du site.